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Nous sommes en 1946. La guerre est terminée depuis un an à peine. Un groupe d'homme se réunit, en majorité des propriétaires de salles dans quelques grandes villes américaines. L'initiateur de cette rencontre est le maître du Madison Square Garden de New York. Ces propriétaires doivent se contenter de remplir leurs salles par des matchs de hockey et de boxe. Ces matchs sont trop peu nombreux pour remplir les stades pendant toute une année, et il faut songer à créer un événement capable de compléter le calendrier. De plus, dans le contexte de l'après-guerre, la population américaine a besoin de divertissement, de spectacle. C'est ainsi que le 6 juin 1946 à l'hôtel Commodore de New York est signé l'acte de naissance de ce qui va devenir la plus fantastique machine à spectacle et dollars de l'histoire du sport. Le premier commisioner sera Maurice Podoloff, président d'une ligue de hockey, l'AHL.

Onze villes vont accueillir une équipe, essentiellement sur la côte est : New York, Chicago, Boston, Providence, Toronto, Cleveland, St Louis, Washington, Detroit, Pittsburgh et Philadelphie.

Le problème principal qui va se poser à la Basketball Association of America est que le nombre de ligues de basket créées depuis les années 1930 est énorme. Une ligue regroupe notamment les meilleurs joueurs du pays, la National Basketball League, basée surtout sur la côte ouest. Cette ligue est déjà bien implantée en 1946. La BAA a pour elle les dollars et les salles, mais manque de joueurs de talents et d'expérience. C'est ce manque de joueurs de talent qui va guider la politique de la BAA, puis de la future NBA : recruter les meilleurs universitaires pour créer un championnat alliant la rapidité et l'enthousiasme propre aux matchs de college. Autre point important, l'établissement du calendrier, axé autour des playoffs, phase finale du championnat.

Le premier match de l'histoire se dispute à Toronto. Les Huskies accueillent les Knickerbockers de New York. La place est gratuite pour toute personne mesurant plus de 2,03 mètres, soit la taille du plus grand joueur des Huskies, le pivot George Nostrand.
Joe Fulks des Warriors de Philadelphie, arrivé tout droit de Kentucky, termine meilleur marqueur avec 23,2 points de moyenne, soit sept de plus que son dauphin, Bob Feerick de Washington.

Les Washington Capitols, coachés par un jeune entraineur nommé Red Auerbach, ont dominé la saison régulière de 60 matchs en remportant 49 rencontres et en ne s'inclinant qu'à 11 reprises. Les Capitols se feront éliminer en demi-finale par les Chicago Stags. La finale oppose donc les Stags aux Warriors. Ces derniers remportent le titre en 5 manches (4-1) et deviennent les premiers champions de l'histoire de la ligue.
La presse a contribué au développement de la ligue, les journaux, les radios et la télévision diffusant quelques matchs. Les joueurs des Warriors ont empoché 2000 $ pour leur victoire, ce qui représente la moitié de ce qu'ils avaient touché pendant la saison.

Depuis la création de la ligue, tout le monde parle d'un certain George Mikan, terreur des Chicago American Gears en NBL qui lui ont offert à l'époque le plus gros salaire de tous les temps, 12000 $ par an. Il décide toutefois de changer d'équipe et rejoint les Minneapolis Lakers, autre équipe de la NBL. Les media et le public sont ébahis devant ce pivot qui domine la ligue à lui tout seul. Ceci constitue un frein au développement de la BAA.

La saison passe, en 1947-48, de 60 à 48 rencontres. Quatre équipes quittent la ligue - Toronto, Detroit, Cleveland et Pittsburgh. Une équipe s'ajoute aux sept restantes, les Baltimore Bullets, et à la surprise générale, c'est cette nouvelle équipe qui va remporter le titre. Max Zaslofsky des Chicago Stags et Joe Fulks sont les meilleurs marqueurs. Baltimore va s'imposer au terme des Finals sur le score de 4 à 2 face à Philadelphie.

En 1948, la véritable aventure NBA débute : tout d'abord avec l'arrivée de George Mikan au sein de la ligue, ensuite avec l'arrivée de quatre équipes - Indianapolis, Rochester, Fort Wayne et Minneapolis - qui quittent la NBL pour rejoindre la BAA.

C'est ainsi que la dynastie Lakers commence. Déjà champion NBL l'année passée, Mikan explose tout sur son passage. Il remportera le titre de meilleur scoreur avec 28,3 points de moyenne et les Lakers battent Washington en finale (4-2). Mikan, bien que blessé gravement au bras lors du Match 4 continuera à jouer avec une prothèse sans que son niveau en soit affecté.

Dès la saison suivante, la NBL ne peut plus suivre la cadence imposée par la BAA. Les six dernières franchises rejoignent la BAA pour former la National Basketball Association, la NBA. Mikan sera une nouvelle fois meilleur marqueur (27,4 points). Malgré une difficile organisation des playoffs, Minneapolis remporte son deuxième titre consécutif.



La NBA n'a pas su gérer l'arrivée des nouvelles franchises NBL. De dix-sept, le nombre des équipes passe à onze en 1950. Les Rochester Royals, l'autre équipe dominante de la ligue empoche le titre, le seul de leur histoire à l'issue d'une finale mouvementée face aux Knicks de New York. Victoire 4 à 3 acquise par Bob Davies et ses coéquipiers.

Cette saison n'a constitué qu'un intermède dans la dynastie Lakers et un an plus tard Mikan remporte un troisième titre de champion en battant les Knicks en finale. Arizin devient le meilleur scoreur de la ligue. Mikan domine tellement que les dirigeants ont reculé la ligne des lancers francs de 2m à 3,65m mais rien n'y fait.



Une équipe jusqu'alors restée dans l'ombre commence à faire parler d'elle, les Boston Celtics. Cette équipe est incontestablement celle qui produit le plus beau jeu. Bob Cousy, meneur des Celtics incarne ce style de jeu dicté par l'entraîneur Red Auerbach, 34 ans.

En 1952-53, les dirigeants souhaitent faire évoluer le jeu. Les matchs sont plutôt soporifiques car les équipes ferment le jeu dès qu'elles mènent au score. La barre des cent points constitue un sommet presque inaccessible. Le problème ne sera résolu que deux ans plus tard. Minneapolis continue sa domination et bat les Knicks en finale. Après une défaite lors du premier match, les Lakers remportent les trois matchs disputés à New York.

Le spectacle n'est pourtant plus au rendez-vous et les spectateurs sont assommés devant des matchs inintéressants. Lors d'un match des playoffs 1953 opposant Boston à Syracuse, 106 fautes personnelles ont été commises et 128 lancers francs furent tirés.

La saison 1953-54 va marquer la fin de l'ère Lakers avec leur cinquième titre en six ans. Mikan joue beaucoup moins mais se réserve pour les playoffs. Le 7 mars 1954 lors du match Minneaoplis - Milwaukee, le panier fut placé à 3m66 du sol afin de déstabiliser le géant des Lakers. Alors que les shooteurs étaient complètement déréglés, Mikan survola une nouvelle fois les débats.  A l'âge de trente ans, il tire sa révérence afin de s'occuper de ses proches. Il restera comme le premier "Big Man" de la NBA et comme son premier joueur de légende.

Durant l'intersaison 1954, Danny Biasone, propriétaire des Syracuse Nationals fait une proposition aux dirigeants : limiter la durée de possession du ballon en attaque. L'idée séduit tout le monde et fut mise en place dès le début de la saison. Lors du match d'ouverture, Rochester bat Boston 98 à 95 soit une des plus gros scores depuis la création de la ligue. La moyenne de points marqués passe de 79,5 à 93,1. Les Celtics deviennent la première équipe à tourner à plus de 100 points par match. Cette règle a sauvé la NBA. Les Syracuse Nationals remportent le titre, emmenés par son leader Dolph Schayes.

L'année suivante, ce sont les Philadelphia Warriors qui remportent le titre avec ses deux joueurs de légende, Neil Johnston et Paul Arizin. A eux deux, ils remportent tous les titres de meilleur scoreur de 1951 à 1957.

1956 : Le début d'une nouvelle ère. Un joueur de l'Université de San Francisco âgé de 22 ans débarque à Boston. Il a ébloui le monde lors des Jeux Olympiques et arrive au sein de la franchise de Red Auerbach. Les Celtics, meilleure attaque de la NBA se dotent ainsi d'une arme défensive qui sera décisive. Boston se qualifie pour les Finals et pousse les Hawks de Saint Louis au Match 7. Russell survolera la rencontre : 19 points, 32 rebonds. Le tir de Bob Pettit à la dernière seconde est manqué, Boston remporte son premier titre, le premier d'une longue série de onze titres en treize ans.

Durant toute cette période, les Celtics seront presque intouchables. Douze joueurs de Boston entre 1956 et 1969 entreront au Hall of Fame. Russell rendit ses coéquipiers meilleurs en étant présent dans tous les compartiments du jeu : il tourna à plus de 15 rebonds par matchs en carrière, il effectua plus de contres que n'importe quel autre joueur. Malheureusement, les contres n'étaient alors pas comptabilisés. Sans doute tournait-il à une dizaine de contres par matchs.

En 1966, Red Auerbach décida de s'arrêter après avoir remporté neuf titres. Bill Russell deviendra entraîneur-joueur la saison suivante. Il eut quelques difficultés à apprendre les ficelles du métier et Philadelphie remporta le titre en 1967. Russell remporta encore deux titres avant de se retirer à l'âge de 35 ans. Boston remporta neuf titres consécutifs de 1958 à 1966, record dans l'histoire du sport professionnel.



Cette domination des Celtics pourrait presque faire oublier un autre géant : Wilt Chamberlain. Après une saison avec les Harlem Globetrotters, Wilt The Stilt tourna pour sa saison rookie à 37,6 points et 27 rebonds de moyenne. Il termina leader des deux catégories statistiques, empocha le titre de Rookie of the Year et le titre de MVP. Fabuleux. La saison 1961-62 sera d'ailleurs ponctuée par des performances qui resteront sans doute à jamais inégalées. Le 2 mars 1962, Wilt Chamberlain marque 100 points face aux Knicks de New York. Il terminera la saison à 50,4 points de moyenne et 25,7 rebonds.

La même année, Oscar Robertson réalisa un triple-double...sur la saison : 30,8 points, 12,5 rebonds et 11,4 passes décisives. Trois autres titres de MVP suivront, ainsi que sept titres de meilleur scoreur, onze de meilleur rebondeur, un de meilleur passeur, neuf de joueur le plus adroit. Chamberlain était un monstre. Ses 2,13m et 125kg le plaçaient hors d'atteinte. Malgré cette suprématie, il ne remporta que deux titres. L'un avec Philadelphie en 1966, l'autre avec les Lakers en 1972, équipe qui restera comme l'une des meilleures de l'histoire. En plus de Chamberlain, l'équipe était composée de Jerry West, Gail Goodrich, Jim McMillan et Pat Riley. Les Lakers ont tourné à 121 points par match et ont remporté 33 victoires consécutives.

Après Mikan, Russell et Chamberlain, un quatrième géant est apparu à l'aube des années 1970. Après trois titres universitaires au sein de la meilleure équipe de tous les temps, UCLA, Lew Alcindor arrive en NBA. Il va tout de suite s'imposer comme étant un joueur intelligent et va battre tous les records de longévité. Il offre le titre aux Milwaukee Bucks dès sa deuxième saison et deviendra Kareem Abdul-Jabbar.

La NBA est alors bien installée, avec ses équipes, ses vedettes, son histoire. Toutefois en 1967 une nouvelle ligue est créée : l'American Basketball Association, l'ABA. Cette ligue révolutionnera le basketball en réussissant l'association entre sport et show.

Peu avant le début de la saison 1972-73, Elgin Baylor raccroche. Le meneur des Lakers miné par les blessures depuis deux saisons aura été le premier à taquiner le ciel avec ses envolées somptueuses. Les Lakers sont encore les favoris avec West, Goodrich et Chamberlain, mais les New York Knicks avec le duo Frazier-Monroe seront les plus forts et s'adjugent le titre. Nate Archibald des Kings termine meilleur scoreur avec 34 points de moyenne. Par contre Philadelphie instaure un triste record avec seulement neuf victoires en saison régulière. Chamberlain se retire à la fin de la saison à l'âge de 37 ans mais reste dans le milieu en devant le coach de San Diego en ABA.

En 1974, les Lakers doivent reconstruire. Jim McMillan est échangé contre Elmore Smith de Buffalo. Bob Mc Adoo des Braves de Buffalo termine meilleur marqueur avec 30,4 points de moyenne mais le titre revient aux Celtics. L'alchimie entre anciens (Havlicek, Silas) et jeunes pousses (JoJo White, Cowens) a bien fonctionné. En finale face à Milwaukee Tom Heinsohn tente un coup de poker magistral en faisant jouer l'intérieur Cowens au poste d'ailier lors du Match 7. Victoire 102 à 87 pour les Celtics.

En 1974-75, Golden State remporta le titre 4-0 face à Washington au terme d'une saison sans saveur.

L'année suivante Larry O'Brien remplace Walter Kennedy aux commandes de la ligue. Cette saison sera celles des révélations. Phoenix découvre une perle : l'ailier fort Alvin Adams. Avec 19 points, 9 rebonds et 5 passes décisives de moyenne, il est élu Rookie of the Year. Kareem Abdul-Jabbar quitte quant à lui les Bucks pour le soleil californien des Lakers. Les Celtics remportent à nouveau le titre, 4-2 contre les Suns de Phoenix.

Julius Erving se brouille avec le propriétaire des New York Nets, équipe d'ABA. Il signe avec les Philadelphia 76ers en NBA pour six millions de dollars. Philadelphie se qualifie directement pour la finale 1977 mais perd en six matchs face à Portland, emmené par un pivot blanc aux allures de baba-cool, Bill Walton. Il sera élu MVP des Finals.



La trente-deuxième saison de la NBA sera remportée par les Washington Bullets, 4-3 face à Seattle. Le pivot Wes Unseld est élu MVP des Finals. Cette saison aura été marquée par la suspension de Kareem Abdul-Jabbar pour avoir frappé Kent Brenson, le rookie des Bucks.

Les Sonics, finalistes malheureux en 1978, veulent enfin remporter un titre. Ils s'imposeront lors d'une revanche face aux Bullets 4 à 1. George Gervin des Spurs de San Antonio est pour la troisième année consécutive meilleur scoreur. Mais les regards se portent plutôt vers la NCAA où deux joueurs se livrent une lutte acharnée : Larry Bird d'Indiana State et Earvin Johnson de Michigan State. Ce dernier offre à lui seul le titre à son université.

Les années 1970 n'auront finalement pas été dominées par une équipe. Huit équipes sont devenues championnes en dix ans. Cependant, une hiérarchie va rapidement se dessiner dans les années 1980 avec une rivalité entre les Lakers et les Celtics.

Bird et Johnson vont dominer les débats dès leur saison rookie. Boston passe de 29 victoires en 1979 à 61 victoires en 1980. Mais Dr J., Julius Erving leur barrera la route de la finale. L'arrivée de Magic aux Lakers semble redonner une seconde jeunesse à Abdul-Jabbar qui effectue une des meilleures saisons de sa carrière. La finale restera dans les annales comme l'une des plus belles de l'histoire. Malgré une blessure lors du cinquième match, Kareem reviendra avec un strapping pour marquer un total de quarante points.

Lors du sixième match, le 16 mai 1980, Kareem Abdul-Jabbar est forfait. Sa blessure à la cheville est trop vive. Magic jouera alors un quart-temps pivot, un autre ailier fort, et un autre meneur. Les Lakers empochent le titre sur une victoire 123 à 107 avec 42 points, 15 rebonds et 7 passes décisives de Magic.

En 1981, Larry Bird remporte son premier titre, le treizième des Celtics. Les arrivées de Robert Parish et l'apport du rookie Kevin McHale seront décisifs. Pourtant, c'est Cedric Maxwell qui sera MVP des Finals. Magic ne jouera que 37 matchs en raison d'une blessure et les Lakers quittent les playoffs dès le premier tour face à Houston.



L'année suivante, Moses Malone devient pour la troisième fois en quatre ans meilleur rebondeur. Gervin est à nouveau meilleur scoreur. Sus la houlette de Pat Riley, les Lakers remportent le titre face aux Sixers.

En 1982-83, Julius Erving est enfin récompensé. Philadelphie remporte douze matchs sur treize en playoff dont un cinglant "sweep" en finale face aux Lakers. Les blessures de McAdoo et Worthy au cours des Finals ont sans doute fait pencher la balance mais les Sixers étaient les plus forts. L'arrivée de Moses Malone à Philadelphie a sans doute été un élément déterminant.



La saison 1983-84 verra enfin les Celtics affronter les Lakers lors d’une finale inoubliable. Les Celtics l'emportent 4 à 3 et Bird est couroné MVP.

En 1985, les Lakers auront leur revanche et s'imposent en six matchs. Cette victoire met fin à huit défaites des Lakers en Finals face à Boston. Autre grand moment de la saison, les arrivées d'Akeem Olajuwon à Houston et de Michael Jordan à Chicago. Le Chicago Stadium est déjà sous le charme. Jordan termine avec 28,2 points de moyenne par match et est élu Rookie of the Year.

L'année 1985-86 ne verra pas l'éclosion de Jordan, longtemps blessé. Les Celtics remportent leur seizième titre avec un Larry Bird au sommet de son art. Il tournera à 24 points, 9,7 rebonds et 9,4 passes décisives en playoff. Dominique Wilkins alias "The Human Highlight Film" termine meilleur marqueur avec 30,3 points.
Un grand classique clôturera la saison 1986-87 : Lakers contre Celtics. Magic survole cette fois-ci les débats. Déjà MVP de la saison régulière il sera également MVP des Finals après avoir tourné à 26,2 points et 13 passes décisives de moyenne. Mais un autre joueur a fait parler de lui lors de la saison. Avec 37,1 points de moyenne Michael Jordan empoche le titre de meilleur marqueur.

L'année suivant Jordan remporte à nouveau le titre de meilleur marqueur avec 35 points par match. Mais Chicago s'incline en demi-finale de conférence face aux Pistons de Detroit. Les Pistons ne pourront cependant pas empêcher un nouveau titre des Lakers, leur cinquième en huit ans. A la fin de cette saison, un joueur de légende range les sneakers au placard après de 22.000 points et des centaines de dunks mémorables, Julius Erving.

En 1989, les Lakers s'inclinent lourdement en finale face aux Pistons d'Isiah Thomas, Joe Dumars, Bill Laimbeer et Dennis Rodman. Kareem Abdul-Jabbar profite de ses derniers instants sur un parquet, il tire sa révérence après 20 saisons, 1815 matchs, 44.149 points dont 38.387 en saison régulière et 6 bagues de champion.



En 1990, Detroit réussi le doublé. Les "Bad Boys" comme ils sont surnommés imposent leur style défensif et remportent les Finals aux dépends des Portland Trail Blazers de Clyde Drexler, sur le score de 4 à 1.

L'année suivante marque le début d'une nouvelle ère, celle des Bulls de Michael Jordan et Scottie Pippen. Attendu depuis plusieurs saisons, le succès arrive donc en 1991. Jordan marquera 31 points de moyenne lors des Finals et effectuera 11 passes décisives par match.

Puis ce sera au tour des Blazers de subir la loi des hommes de Phil Jackson et en 1993 aux Suns du MVP Charles Barkley au terme d'une finale très accrochée remportée 4 à 2 par Jordan et les siens sur un tir à la dernière seconde de John Paxson. Entre temps, en 1992, Larry Bird se retire après la victoire de la "Dream Team" aux Jeux Olympiques de Barcelone.



Le 6 octobre 1993, la star la plus adulée de la planète, Michael Jordan, quitte également les parquets. Il se lancera dans le base-ball sans connaître la réussite.

Les titres 1994 et 95 sont remportés par les Houston Rockets d'Hakeem Olajuwon. Difficilement face aux Knicks (4-3), plus aisément face au Magic d'Orlando (4-0), équipe comportant dans ses rangs le nouveau Chamberlain, Shaquille O'Neal. Jordan fait son retour dix-sept matchs avant la fin de la saison régulière et permettra aux Bulls d'atteindre les demi-finales de conférence.

En 1995 tout le monde se demande si Jordan pourra revenir à son meilleur niveau. La réponse ne se fera pas attendre. Les Bulls enregistrent l'arrivée de Dennis Rodman et remportent 72 victoires, record absolu, effaçant des tablettes la saison 1971-72 des Lakers. Jordan remporte les titres de MVP, MVP des Finals face à Seattle et MVP du All-Star Game, et terminera meilleur scoreur pour la septième fois de sa carrière. Cette saison marque aussi l'expansion de la NBA hors des frontières américaines. Deux franchises sont créées au Canada, à Toronto et Vancouver.

Pour les 50 ans de la NBA, les Bulls remportent leur cinquième titre en battant les Jazz d'Utah en finale par 4 à 2. Les Bulls remportent 69 matchs égalant la performance des Lakers 72'. Une cérémonie commémorative sera organisée en l'honneur des 50 plus grands joueurs de l'histoire de la ligue lors du All-Star Game.

La saison 1997-98 marque le second Three-Peat des Bulls qui battent Utah en finale 4 à 2. Malgré des matchs accrochés, les Bulls ont toujours fait la différence dans les derniers instants du match. Jordan tire sa révérence pour la deuxième fois avec une sixième bague de champion. Rodman et Pippen quittent également le navire Bulls. La fin du règne de Chicago est arrivée. Un rookie fait également parler de lui. Il se nomme Tim Duncan et évolue à San Antonio. Avec David Robinson à ses cotés, il va emmener les Spurs vers les sommets.

A l'automne 1998, la NBA vie la plus grave crise de son histoire : le Lock-Out, c'est à dire la fermeture de l'entreprise NBA pour une durée indéterminée. Le motif ? Les propriétaires veulent réduire leur masse salariale. Opposition du syndicat des joueurs. Un accord sera finalement conclut fin 1998 et la saison va pouvoir enfin débuter. Les Spurs vont dominer la saison et remporter le titre face aux New York Knicks. Tim Duncan a survolé le duel face aux Knicks et offre à Robinson un premier titre NBA.

En 2000, une nouvelle ère débute, celle des Lakers de Shaquille O'Neal et Kobe Bryant. Shaq va écraser la saison et va être élu MVP à l'unanimité moins une voix. Les Lakers de Phil Jackson s'imposent 4 à 2 face aux Pacers de Larry Bird. Cette année-là, Wilt Chamberlain nous quitte à l'âge de 63 ans et Charles Barkley prend sa retraite.



Les Lakers remporte également le titre 2001 en battant de finale les Sixers d'Allen Iverson, le MVP de la saison régulière. Mais dès les playoffs, Shaq et les siens se réveillent. Les Lakers ne perdent qu'un seul match en playoff, un record et Shaq est à nouveau MVP des Finals.

L'année 2002 sera encore celle des Lakers qui réalisent le Three-Peat. Malgré les efforts des Spurs, des Mavericks et des Kings, les Lakers sont indétrônables et battent New Jersey en finale. Shaq est pour la troisième fois couronné MVP des Finals. Tim Duncan remporte, lui, le titre de MVP de la saison régulière. Cette année marque le retour de Michael Jordan à Washington mais les Wizards échouent dans leur tentative de se qualifier pour les playoffs.

En 2002-03, les Spurs de Duncan, Robinson et Tony Parker remportent leur deuxième titre en cinq ans. La rivalité avec les Lakers tourne cette fois-ci à l'avantage des Texans. Duncan est encore MVP de la saison régulière et des Finals. Les Spurs s'imposent face à New Jersey et David Robinson, MVP 1995, tire sa révérence sur un deuxième titre de champion. John Stockton, meilleur passeur et intercepteur de l'histoire se retire également les parquets.

La saison 2003-04 devait être celle de la consécration pour les Lakers. Les arrivées de Karl Malone et Gary Payton font des Lakers les favoris indiscutables de la saison. Après une saison chaotique ponctuée par des blessures multiples, les Lakers arrivent en playoffs avec la ferme intention de remporter un nouveau titre. Après avoir éliminé Houston puis San Antonio et enfin Minnesota, l'équipe du MVP Kevin Garnett, en finale de conférence, les Lakers sont opposés aux Pistons en finale. Les joueurs de Detroit s'imposent à la surprise générale 4 à 1 et Chauncey Billups est élu MVP des Finals.
Quatorze ans après les Bad Boys, Detroit est une nouvelle fois champion NBA.



Lors de la saison 2004-05, les San Antonio Spurs remportent leur troisième titre en sept ans, sous la houlette de Tim Duncan, Manu Ginobili et Tony Parker, en battant les Pistons en finale lors du septième et dernier match de la série. Mais la saison régulière a surtout vu le retour du showtime, non pas à Los Angeles mais à Phoenix, avec un jeu tout en mouvement et porté sur l'attaque dirigé par Steve Nash, le MVP, et Amare Stoudemire.

Pour la sixième fois en sept ans, le titre revient à une équipe de la Western Conference malgré le retour de Shaquille O'Neal en Floride, à Miami.

En 2005-06, la nouvelle génération emmenée par Dwyane Wade et LeBron James prend les commandes. Detroit et San Antonio réalisent tous deux une saison régulière exceptionnelle, avec respectivement soixante-quatre et soixante-trois succès. Mais en playoffs, les Spurs durent s'incliner face aux Mavs et les Pistons face au Heat pour une finale inédite entre deux équipes qui atteignaient pour la première fois ce stade de la compétition. En finale, Dwyane Wade éblouit le monde entier par son niveau de jeu et offre à Miami son premier titre NBA. Cette saison restera marquée par l'extraordinaire performance de Kobe Bryant, auteur de 81 points avec les Los Angeles Lakers face aux Toronto Raptors lors du mois de janvier, qui devient le deuxième joueur de l'histoire à atteindre la barre des quatre-vingt points en un match.

La saison suivante va faire des Spurs l’une des plus grandes dynasties de l’histoire de la NBA. Avec la fabuleuse triplette Duncan – Ginobili – Parker, les Spurs remportent leur troisième titre de champion en cinq ans. Tony Parker devient à cette occasion le premier joueur européen à être élu MVP des Finals. L’Europe était à l’honneur lors de cette saison puisque l’Allemand Dirk Nowitzki qui a conduit les Dallas Mavericks à la première place de la saison régulière, avant d’échouer au premier tour des playoffs face aux Golden State Warriors dans une série qui restera l’une des plus grandes surprises depuis la création de la ligue. Cette saison 2006-07 a également vu l’éclosion de LeBron James, finaliste malheureux avec les Cleveland Cavaliers. Comme autres faits marquants, on retiendra les quatre matchs consécutifs de Kobe Bryant à plus de cinquante points, le transfert d’Allen Iverson à Denver ou encore la résurrection du Jazz, finaliste de la Western Conference.

Lakers - Celtics, le duel le plus mythique de l'histoire de la NBA. Les franchises de Boston et Los Angeles se partagent trente titres de champion. Boston, 24 victoires en 2006-07, va opérer le plus grand retournement de situation de tous les temps en NBA en gagnant 66 matchs en 2007-08. Ce changement est du aux arrivées de superstars comme Kevin Garnett et Ray Allen qui forment avec Paul Pierce l'un des plus incroyables trios de la ligue. Les Celtics, faciles vainqueurs de l'Eastern Conference ont assisté à une terrible bataille sur la côte ouest, où dix équipes avaient un bilan positif. Cela a eu pour conséquence de pousser les GM à renforcer leur équipe en millieu de saison. Ainsi, Pau Gasol aux Lakers, Shaquille O'Neal aux Suns, Jason Kidd aux Mavericks, Ben Wallace à Cleveland ou encore Mike Bibby à Atlanta ont tous conduit leur nouvelle équipe en playoffs. Si à l'est, Boston a trusté la première place du début à la fin de la saison, il a fallu un extraordinaire Kobe Bryant aux Lakers pour remporter la Western Conference. Elu MVP, Bryant joue le meilleur basket de sa carrière. En playoffs, Boston souffre et dispute un total de 26 matchs avant de triompher face aux Lakers.

La saison 2008-09 marque l'avénement de "King James". LeBron James mène les Cavaliers à la première place de la saison régulière avec 66 victoires et remporte haut la main son premier titre de MVP. Seuls les Lakers, 65 victoires, les Celtics, 62 victoires, et le Magic, 59 victoires, semblent en mesure de pouvoir rivaliser avec la franchise de l'Ohio. Mais en Playoffs, LeBron James, trop seul à Cleveland, s'incline en finale de l'Eastern Conference contre Orlando et son pivot Dwight Howard. Le Magic retrouve les Lakers de Kobe Bryant et Pau Gasol en Finals. KB24 ne va pas manquer une nouvelle occasion de remporter son quatrième titre de champion, le premier sans Shaquille O'Neal. Los Angeles retrouve les sommets après deux échecs en finale...

 


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