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Earl Monroe

Nom : Vernon Earl Monroe
Date de naissance : 21 décembre 1944 à Philadelphie, Pennsylvanie
Taille : 1m91
High School : John Bartram (Phila.)
College : Winston-Salem (N.C.)
Draft : Baltimore Bullets, 1967 (2eme choix)
Numéro : 15 (retiré par les Knicks)
Transfert : Echangé aux New York Knicks le 10 novembre 1971

Surnom : The Pearl

Palmarès : Elu au Hall of Fame (1990), Champion NBA (1973), Rookie of the Year (1968), All-NBA Rookie First Team (1968), All-NBA First Team (1969), quatre fois All-Star (1969, 71, 75, 77), sélectionné parmi les 50 plus grands joueurs de tous les temps (1996).

Matchs disputés : 926
Points : 17.454 (18,8/match)
Rebonds : 2.796 (3,0/match)
Passes décisives : 3.594 (3,9/match)
Interceptions : 473 (1,0/match)
Contres : 121 (0,3/match)
Tirs : 6.906/14.898 (46,4%)
Minutes : 29.636 (32,0/match)

Avant l'arrivée de Magic Johnson sur les parquets de la NBA, il existait alors un autre "Magic" - "Black Magic" - également connu sous le surnom de Earl "The Pearl". Il s'agit d'Earl Monroe, virtuose du un-contre-un et incroyable manieur de ballon.

Monroe rejoint la NBA en 1967 et va y évoluer durant treize saisons. Il a contribué, avec Dave Bing et Jerry West, à montrer que les pivots n'étaient pas les seuls à pouvoir scorer. Il terminera sa carrière avec une moyenne de 18.8 points par match.

Les spectateurs n'étaient pas seulement impressionnés par ses capacités offensives, mais également par le côté spectaculaire et incontrôlable de son jeu. Bill Bradley, son coéquipier aux New York Knicks le surnomera "The Ultimate Playground Player". Monroe aurait pu être une excellente recrue pour les Harlem Globetrotters. Mais, malgré ses tentatives parfois risquées au tir, il affiche un respectable 46.4% de réussite en carrière et a été quatre fois sélectionné pour le All-Star Game, preuve que l'on peut être spectaculaire et efficaceà la fois. Monroe a surtout été un joueur essentiel de deux excellentes équipes de lafin des années soixante et du début des années soixante-dix, les Baltimore Bullets et les New York Knicks.

Earl Monroe a passé son enfance à dans la banlieue sud de Philadelphie. Durant sa jeunesse, il était plus interessé par le soccer et le baseball que par la balle orange, mais à l'âge de quatorze ans, il mesurait déjà 1.90m, sa taille adulte, ce qui attira l'attention de beaucoup d'entraineurs aux alentours. Du fait de sa grande taille pour sa catégorie d'âge, il évoluera au poste de pivot durant plusieurs saisons, et s'entrainera durement sur les playgroud de la ville, y travaillant inlassablement son shoot.

A la fin de son cursus de lycéen, il intègre l'université de Winston-Salem State, une petite fac de la Caroline du Nord. Il y trouvera en la personne de son coach Clarence Gaines un deuxième père. Durant sa dernière saison, en 1966-67, Monroe mène son équipe au titre de champion de la NCAA Division II avec une moyenne de 41.5 points par match. C'est au cours de cette année qu'un journaliste lui attribua son fameux surnom d'Earl "The Pearl".

Monroe est sélectionné avec le deuxième choix par les Baltimore Bullets lors de la Draft 1967, une équipe plutôt moridonde. Pour sa première saison, l'équipe ne progresse pas vraiment, finissant en bas de tableau de l'Eastern Division. Cependant, Earl Monroe réalise un superbe saison sur le plan individuel, avec une moyenne de 24.3 points par match, ce qui lui vaut le titre de Rookie of the Year en 1968, inscrivant même 56 points face aux Los Angeles Lakers.

Les Bullets vont par la suite se métamorphoser, recrutant tour à tour Wes Unseld, Gus Johnson, Jack Marin, Kevin Loughery et Fred "Mad Dog" Carter. Monroe et Unseld forment un duo de choc et conduisent la franchise aux playoffs durant trois saisons consécutives au cours desquelles Monroe tournera à 25.8, 23.4 et 21.4 points par match.

Les fans et les spécialistes adoraient Earl Monroe pour son flair et ses shoots sortant de l'ordinaire. Son entraineur aux Bullets, Gene Shue, dira de lui que son jeu offre "le meilleur compromis entre efficacité et spectacle". Ray Scott, son coéquipier aux Bullets affirmera dans le New York Post que même Dieu ne pourrait rivaliser avec Earl en un-contre-un.

En 1968-69, il affiche une moyenne de 25.8 points par match et mène les Bullets de la dernière à la première place de l'Eastern Division. Il reçoit sa première invitation pour le All-Star Game et il y inscrira 21 points tout en assurant le show avec ses qualités techniques et son maniement de balle. La saison s'achèvera durant les playoffs face aux New York Knicks sur une lourde défaite par 4 à 0. A la fin de la saison, Monroe est nommé au sein de la All-NBA First Team, et ce sera la seule fois de sa carrière qu'il recevra cet honneur.

Bullets et Knicks se retrouvent à nouveau, durant les playoffs 1970 et, cette fois, Monroe et les siens ne veulent plus se faire balayer. Au cours du premier match de la série, il inscrit 39 points mais ne peut empêcher la défaite de Baltimore 120 à 117, après deux prolongations. Il pousse les Knicks à jouer un septième match décisif, mais les Bullets s'inclinent 127 à 114 au Madison Square Garden.

Mais l'année suivante, les Bullets obtiennent leur revanche en s'imposant face à ces mêmes Knicks par 4 à 3 en finale de l'Eastern Conference et en réussissant à s'imposer dans le dernier match à New York. Mais Monroe devra cependant encore attendre avant de décrocher une première bague de champion car les Milwaukee Bucks de Lew Alcindor, alias Kareem Abdul-Jabbar, écrasent les Bullets en quatre manches. Monroe a tourné à 21.4 points par match durant cette saison et a participé à son deuxième All-Star Game.

Monroe a continué à être une des figures emblématiques de la rivalité Bullets-Knicks dans les séries qui vont suivre - les deux franchises se sont affrontées chaque année en playoffs de 1969 à 1974. La rivalité entre Monroe et son adversaire direct, Walt Frazier, était l'une des clés de ces séries. Frazier, reconnu pour son excellente défense devait batailler chaque soir de match pour limiter l'impact de Monroe.

Mais beaucoup de puristes considèrent que Monroe n'a pas l'étoffe d'un véritable meneur de troupe et que, malgré les bons résultats des Bullets, il n'est qu'un excellent joueur, mais qu'il ne peut pas faire remporter un titre à sa franchise.

Earl Monroe ne pourra jamais prouver le contraire à Baltimore. Le 10 novembre 1971, l'impenssable se produit : il est envoyé chez l'ennemi de toujours, les New York Knicks. Durant l'intersaison, il s'était plein de son salaire et pensait même rejoindre les Indiana Pacers en ABA.

Les Knicks se sont séparés de Mike Riordan, Dave Stallworth et d'une importante somme d'argent pour obtenir Monroe. Les dirigeants des Knicks voulaient garder l'ossature de l'équipe championne NBA en 1970 et beaucoup de spécialistes doutaient de l'intérêt d'un tel transfert, le jeu des Knicks était basé sur la défense et le collectif, deux vertus assez éloignées du jeu de Monroe. Il fallait aussi qure Monroe et son grand rival Walt Frazier réussissent à s'entendre et à cohabiter sous le même uniforme.

Monroe a connu quelques difficultés à s'adapter au système de jeu des Knicks. Souffrant de plusieurs blessures au genoux, il n'a bénéficié que de 21.2 minutes de temps de jeu par match et sa moyenne de point est tombée à 11.9. Mais après cette saison délicate, Frazier et Monroe allaient réussir à jouer ensemble et à se faire encore progresser mutuellement pour former le "Rolls Royce Backcourt".

Après avoir terminés deuxième de l'Atlantic Division, les Knicks ont rencontré Baltimore en playoffs et l'ont emporté en cinq matchs. Monroe inscira 32 points lors de l'une des rencontres, son record en carrière avec les Knicks. Puis New York s'est attaqué aux Celtics, premiers de la saison régulière avec 68 victoires et la bande à Frazier et Monroe rejoint la finale en gagnant le septième match décisif à Boston par 94 à 78. Lors des Finals, les Knicks s'imposent face aux Lakers par 4 à 1. Monroe marque 23 ponts lors du dernier match.

A la fin de la saison 1972-73, Monroe est devenu le chouchou du public du Madison Square Garden. Bien que ne marquant que 15.5 points par match, ces qualités techniques étaient toujours aussi impressionnantes. Devenu plus collectif, il aime maintenant faire jouer ses coéquipiers et améliore sa défense.

Après ce titre, les Knicks ont doucement rejoint le rang. Willis Reed, blessé aux jambes, n'est plus que l'ombre de lui-même et se retire des parquets. Jerry Lucas et Dave DeBusschere se retirent également à la fin de la saison 1973-74. Bill Bradley restera jusqu'en 1977, l'année du départ de Frazier pour Cleveland.

Durant le milieu des années 1970, Monroe a continué à être productif, inscrivant 20.9 points par match en 1974-75, 20.7 en 1975-76 et 19.9 en 1976-77. All-Star en 1975 et 1977, il a vécu le déclin des Knicks en ne se qualifiant pas pour les phases finales 1979 et 1980, ses deux dernières saisons.

Monroe raccroche en 1980 après une saison médiocre à 7.4 points par match. En treize saisons, il a totalisé 17.454 points en 926 matchs.

Peu après son retrait des parquets, Monroe le showman se lança dans la chanson et créa un label nommé Pretty Pearl Records, puis s'engagea en qualité de consultant à la télévision.

En 1989, Monroe intègre le Naismith Memorial Hall of Fame et est nommé dans la NBA 50th Anniversary All-Time Team en 1996. "Je désire que l'on se souvient de moi comme quelqu'un qui amusait les gens en s'amusant" dira-t-il a cette occasion.

Earl "The Pearl" a contribué à faire entrer le basket-ball dans une nouvelle ère au cours des années 1970, en démontrant que le scpectaculaire n'empêchait pas remporter des matchs.

 

 

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