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Patick Ewing

Nom : Patrick Aloysius Ewing
Date de naissance : 5 mai 1962 à Kingston, Jamaique
Taille : 2m13
High School : Cambridge (Mass.) Rindge & Latin
College : Georgetown
Draft : New York Knicks, 1985 (1er choix)
Numéro : 33 (retiré par les Knicks)
Transferts : Echangé aux Seattle SuperSonics le 20 septembre 2000, signe aux Orlando Magic le 18 juillet 2001

Surnom : The Beast

Palmarès : Elu au Hall of Fame (2008), Rookie of the Year (1986), All-NBA First Team (1990), All-NBA Second Team (1988, 89, 91, 92, 93, 97), NBA All-Defensive Second Team (1988, 89, 92), onze fois All-Star (1986, 1988 à 97), Champion Olympique (1984, 92), sélectionné parmi les 50 plus grands joueurs de tous les temps (1996), Hall of Fame (2008)

Matchs disputés : 1.183
Points : 24.816 (21,0/match)
Rebonds : 11.607 (9,8/match)
Passes décisives : 2.215 (1,9/match)
Interceptions : 1.136 (0,96/match)
Contres : 2.894 (2,45/match)
Tirs : 9.702/19.241 (50,4%)
Minutes : 40.594 (34,3/match)

Guerrier. Tel est le mot qui pourrait le mieux décrire Patrick Ewing. Infatigable et surmotivé à l'idée de remporter un jour le titre de champion NBA, Ewing est l'un des meilleurs pivots de l'histoire de la ligue en devenant le meilleur joueur des New York Knicks dans presques toutes les catégories statistiques.

Arrivé à New York après un cursus plus que prometteur avec les Georgetown Hoyas, un titre de champion et deux autres finales disputées, Ewing, surnommé "The Hoya Destroya" deviendra rapidement l'un des meilleurs joueurs de la ligue.

Bien que n'ayant jamais atteint le Graal tant convoité qu'est un titre de champion, Ewing a tout de même participé aux Finals 1994, battu par les Houston Rockets du pivot Hakeem Olajuwon, et a encouragé les siens lors des Fials 1999 durant lesquels il se remettait d'une rupture partielle du tendon d'achille.

Ewing a eu la malchance de naître à la même période que Olajuwon et Michael Jordan, dont les Bulls ont éliminé les Knicks à cinq reprises en playoffs.

Malgré tout, Ewing demeure un joueur extraordinaire comme en attestent ses statistiques en carrière : 21 points et 9.8 rebonds par match, onze sélections au All-Star Game, une sélection dans la All-NBA First Team et six dans la All-NBA Secord Team. Rookie of the Year en 1986, il est nommé au sein des cinquante plus grands joueurs de tous les temps et a remporté deux titres olympiques en 1984 et 1992.

Né en Jamaique, Patrick Ewing arrive aux Etats-Unis à l'âge de onze ans. Mesurant 2.08m au lycée, il attire l'attention des recruteurs. Mais plus que ses qualités physiques, son jeu avait quelque chose de spécial et il était devenu clair qu'Ewing pouvait devenir un grand joueur.

"Il sera le nouveau Bill Russell, mais encore meilleur offensivement" disait son entraîneur en high school, Mike Jarvis. Il n'était visiblement pas le seul à le penser et les médias suivaient déjà de près les performances du jeune immigré.

Suivi par toutes les universités du pays, il optera pour Georgetown où il trouvera son mentor en la personne de John Thompson, ancien remplacent de Bill Russell aux Celtics durant les années soixante. Ewing passa quatre superbes saisons à Georgetown et est nommé Most Outstansing Player du Final Four pour ses saisons de junior et senior, et reçoit le Naismith Award, récompensant le meilleur joueur universitaire du pays.

Si ces contemporains Olajuwon, Jordan et Barkley ont anticipé leur arrivée en NBA, Ewing était bien décidé à aller au bout de son cursus pour décrocher son diplôme de fin d'étude. Cette patience lui offre d'être sélectionné avec le premier choix par les New York Knicks lors de la Draft 1985.

Cette année a été celle de la première Draft Lottery, système de lotterie au cours duquel les équipes non-qualifiées pour les playoffs peuvent espérer décrocher le premier choix de la prochaine Draft. Les Knicks, troisième plus mauvaise équipe de la saison régulière, remporte la Lottery et pouvait donc se féliciter de pouvoir enrôler la vedette des Hoyas.

Ewing allait connaitre la pression du Madison Square Garden et devait faire revivre à la franchise ses plus belles saisons du début des années soixante-dix, à l'époque où Willis Reed, Walt Frazier et Earl Monroe étaient les rois de NYC.

En réalité, l'équipe était lojn d'être moribonde. Les Knicks s'étaient qualifiés pour les playoffs trois fois en cinq ans et possédaient dans leurs rangs des joueurs de la qualité de Bill Cartwright ou Bernard King, tous deux longtemps blessés la saison précédent la venue d'Ewing.

L'attente des fans était grande et Ewing ne décevra pas. Malgré l'absence de King durant toute la saison, Ewing va tourner à 20 points et 9 rebonds par match et est élu Rookie of the Year, bien qu'ayant manqué trente-deux rencontres qui l'ont notamment privé du All-Star Game. Ewing n'était pas franchement réputé pour ses qualités offensives en université, mais dès son arrivée en NBA, il va développer son fameux tir de la ligne de fond, son arme fatale.

King ne rejouera que six rencontres l'année suivante avant de rejoindre les Washington Bullets pour la troisième saison en NBA d'Ewing. Ewing et Cartwright tournaient aux postes de pivot et d'ailier fort mais les Knicks manquaient encore cruellement de rotations aux autres postes pour pouvoir prétendre au titre suprême.

Durant sa troisième saison dans la ligue, Ewing affichera des moyennes de 20.2 points à 55.5% et 2.99 contres par match. Rick Pitino prit l'équipe en main et après quatre années d'absence, les Knicks étaient de retour en playoffs. Les Celtics dominaient aisément la bande à Ewing par 3 à 1. Le pivot des Knicks participe à son deuxième All-Star Game consécutif et est élu dans la All-NBA Second Team et la All-Defensive Second Team.

En 1988-89, Cartwright est envoyé aux Bulls en échange de Charles Oakley et Ewing, comme la saison passée, participe au All-Star Game et est sélectionné à la fois dans la All-NBA Second Team et la All-Defensive Seond Team. Les Knicks remportent l'Atlantic Division avec 52 succès lors de la deuxième et dernière saison de Pitino à la tête de l'équipe. Ewing améliore encore ses chiffres avec des moyennes de 22.7 points à 56.7%, 9.3 rebonds et 3.51 contres par match. New York se qualifie pour la demi-finale de l'Eastern Conference mais chute face à Chicago en six matchs. Ewing termine la série avec 21.3 points et 10.0 rebonds de moyenne et a survolé le cinquième match avec trente-deux points, onze rebonds et cinq contres.

L'année suivante, Ewing réalise la meilleure saison de sa carrière sur le plan comptable. Il termine deuxième contreur de la ligue avec 3.99 contres par match, troisième scoreur avec une moyenne de 28.6 points, son plus haut total en carrière, et cinquième rebondeur avec 10.9 rebonds par match. Il participe à son quatrième All-Star Game consécutif et est sélectionné dans la All-NBA First Team pour la première et unique fois de sa carrière.

Mais c'est un playoffs qu'Ewing exprime réellement son potentiel. Menés 2 à 0 par Boston, les Knicks sont dos au mur dès le premier tour. C'est alors qu'Ewng prend les choses en main en marquant 44 points lors du quatrième match puis 31 lors du cinquième match décisif. Cependant, l'aventure des Knicks s'arrêtera au tour suivant face aux Detroit Pistons. Il inscrira tout de même 45 lors de la victoire de New York dans la troisième match de la série.

Avant le début de la saison 1991-92, Pat Riley, coach mythique des Los Angeles Lakers dans les années 80, prend la tête de l'équipe. Durant les quatre années suivant l'arrivée de Riley, les Knicks vont remporté au moins cinquante rencontres lors de chaque saison et vont même atteindre les Finals en 1994. Remarquablement régulier lors de cette période, Ewing tournera entre 23.9 et 24.5 points lors de chaque saison.

New York termine la saison 1991-92 à égalité avec les Boston Celtics à la première place de l'Atlantic Division. Les Knicks se qualifient pour la demi-finale de l'Eastern Conference mais chutent face aux Chicago Bulls, futurs champions NBA, sur le score de 4 à 3.

Ewing termine la saison 1992-93 à la quatrième place des votes pour le Most Valuable Player. Il mène les Knicks à soixante victoires, ce qui les placent en tête de l'Eastern Conference. All-Star pour la septième fois, il affiche des moyennes de 24.2 points et 12.1 rebonds par match. Mais, malgré toute sa bonne volonté, il ne peut empêcher les Bulls d'éliminer les Knicks pour la troisième année consécutive lors des playoffs. Les Knicks chutent en finale de conférence sur le score de 4 à 2 après avoir remporté les deux premiers matchs.

En 1993-94, Michael Jordan n'est plus là et Ewing compte bien en tirer profit. Il conduit les Knicks aux Finals après un septième match d'anthologie face aux Pacers au cours duquel il inscrira 24 points et prendra 22 rebonds en finale de conférence.

Il retrouve Hakeem Olajuwon et les Rockets au cours d'une finale très disputée. Houston s'impose à New York lors du sixième match et la terrible défaillance de John Starks lors du dernier match (2/18 aux tirs), l'arrière des Knicks, coûte probablement le titre à New York. Une nouvelle fois, Ewing rate le coche. Une nouvelle fois, il avait été excellent tout au long de la saison. Une nouvelle fois, il est All-Star - la huitième sélection de sa carrière. Il dépasse même Walt Frazier et devient le meilleur marqueur de l'histoire de la franchise.

Lors des quatre saison suivantes, Ewing ne marquera jamais moins de 20.8 points par match, mais le parcours des Knicks s'arrêtera à quatre reprises au stade des demi-finales de conférence, respectivement face aux Pacers, aux Bulls, au Heat puis à nouveau face aux Pacers.

La première série face aux Pacers marquera pour certains le plus grand échec d'Ewing, qui ratera le panier décisif dans les dernières secondes du septième et dernier match. La série face à Miami restera marquée par les suspensions, les bagarres et la tension régnant sur le parquet. Ewing sera absent lors du sixième match et une grande partie de l'effectif des Knicks sera suspendu lors du septième match, causant l'élimination de New York.

Ewing manquera la plus grande partie de la saison 1997-98 en raison de multiples blessures et l'on a cru l'espace d'un instant que sa carrière s'était peut-être achevée. Durant sa rééducation, son coéquipier Larry Johnson dira : "Je pensais être un gros travailleur mais quand j'arrive à l'entrainement, Ewing est déjà là depuis trois ou quatre heures. Il reviendra, je vous l'assure".

Il reviendra, défiant les pronostiques de ses médecins. Bien qu'ayant perdu de sa vitesse et de sa force, il conduit les Knicks à une nouvelle demi-finale de conférence face à la franchse rivale des Indiana Pacers de Reggie Miller, qui s'imposent en cinq matchs.

A l'approche de la saison 1998-99, Ewing travaille avec le comité exécutif de la ligue à la mise en place du nouveau contrat régulant les droits salariaux des joueurs. Les négociations sont âpres et la saison ne débutera qu'en février. Les Knicks renouvellent leur effectif avec les arrivées successives de Latrell Sprewell en échange de John Starks et de Marcus Camby en échange de Charles Oakley.

L'équipe se qualifie in-extremis pour les playoffs en se classant huitième de l'Eastern Conference. Ewing tourne à 17.3 points de moyenne ais se blesse assez gravement lors de la finale de conférence face aux Indiana Pacers. Malgré l'absence de leur capitaine de route, les Knicks atteignent les Finals, mais sont battus par les Spurs de Duncan et Robinson en cinq matchs.

Ewing et les Knicks connaîtront un dernier moment de gloire en éliminant Pat Riley et le Heat en playoffs pour la troisième année consécutive. Mais les Pacers empêchent les Knicks d'atteindre une nouvelle finale et Ewing quitte finalement la franchise qu'il avait rejoint en 1985.

Incapable de s'entendre avec les dirigeants de la franchise au sujet du renouvellement de son contrat, ll est envoyé à Seattle. Il n'y restera qu'une seule saison puis s'engagera avec Orlando pour une dernière année en NBA. Après l'annonce de sa retraite, il est engagé par les Washington Wizards en qualité d'assistant-coach.

Les Knicks retirent le maillot n° 33 de Patrick Ewing le 28 février 2003. Plusieurs minutes avant la mi-temps du match au cours duquel a eu lieu la cérémonie, le Madison Square Garden s'est mis à scander le nom de leur pivot mythique.

Ewing restera à jamais comme l'un des joueurs plus marquant des New York Knicks et de la NBA toute entière, mais, comme Karl Malone ou Charles Barkley, son rêve le plus cher, devenir champion NBA, ne s'est jamais exaucé.

Il intègre le Naismith Memorial Hall of Fame en 2008.

 

 

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